Publiée le par bruno berret
Par Pascalou
Comme prévu lors de mon premier passage en Ariège, je suis de retour. J’avais un peu exploré la flore de fin d’été et je décidais cette fois-ci d’une visite plus automnale mais aussi plus gourmande, même si certaines plantes ou fleurs sont comestibles, sur les champignons. C’était sans compter sur le dérèglement climatique et le manque de précipitations sur la région. J’arrivais donc, tel un chaman ayant fait la danse de la pluie, ce premier samedi d’octobre, sous les premières microgouttes vues depuis belle lurette. Je dois reconnaitre manquer d’efficacité car celles- ci s’avéreront insuffisantes pour mes besoins.
N’étant qu’un médiocre chaman je fus néanmoins accueilli tel un pacha, par un délicieux tajine maison cuisiné par Bruno et, étant le seul locataire, j’eu le grand honneur d’être logé dans le vaste et confortable appartement du RDC. Même si je disposais donc d’une cuisine et d’une salle à manger, je partageais avec plaisir mes petits déjeunés et dinés avec mon hôte. J’ai même fait du barbecue …

J’ai aussi découvert un autre avantage de la situation géographique du gîte, la proximité (outre celle de nombreux sites touristiques) d’Andorre, lors d’une journée trop pluvieuse où je me suis adonné, de façon inhabituelle pour moi, au shopping et au plein d’essence en ses temps de crise.
Perles Sport
Dès le lendemain de mon arrivée j’étais convié à la première édition des 10km de l’Ariège. J‘y allais sur la pointe des pieds, au propre comme au figuré, soufrant depuis quelques jours d’une douleur au talon. Comme l’échauffement n’était pas douloureux je pris le départ… et fut à l’arrivée dans un temps plus que satisfaisant pour la forme du moment. Je fus d’ailleurs accueilli par le speaker d’un « … et Pascal Levert qui en fini, un concurrent de Houilles, mais ce n’est quand même pas le Houilles de la région parisienne ? » Et devant mon pouce levé dans l’affirmative « Et bien, si on nous avait dit qu’un coureur du club d’un des plus vieux 10km serait à notre première édition ! » Inutile de préciser que j’étais le coureur venu du plus loin.
Forcement le lendemain la douleur était revenue (tiens, c’est étonnant !). En plus, la sécheresse continuant, inutile de se promener avec un panier. Ses deux équations amenèrent Bruno à me concocter des petites randos d’une dizaine de kilomètres. La première du lundi m’amena du col de Marmare (célébré par Bill Deraine, ça c’est pour les connaisseurs de blues français) au rocher de Scaramus sous un temps merveilleux, avec un dénivelé de 630m sur les 4 premiers km histoire de bien réchauffer la voute plantaire.

Pour celle du mardi, promenade à l’étang bleu (pas forcement bien nommé) par le très beau mais très pentu cirque d’Embans, et vlan, 850m dans les 5 premiers km. On peut voir le long du chemin un panneau attaqué par un ours ainsi qu’un rocher tranché net pas la hache d’un géant (enfin c’est mon interprétation de marcheur rêveur).


Jeudi dernière rando malgré le crachin breton. Un départ d’Ax en longeant l’Oriège, après être monté voir la vierge, vers Orgeix puis grimpette vers Ascou et retour sur Ax. Moins de dénivelé, 450m quand même, on est en montagne quoi ! Plus un petit tour aux thermes pour se délasser, mais elles étaient fermées, donc juste trempette des petons dans l’eau bien, bien chaude. Je n’ai pas tenu plus de 20 secondes…moins bien que Bruno

Perles Nature
Mercredi pluvieux, mercredi grotteux (oui je sais, c’est un néologisme). Visite donc de la volumineuse grotte de Bédeihac à l’histoire riche et pleine de rebondissements que je vous laisse découvrir en y allant.

Et les champignons là-dedans me direz-vous. Il faut dire que si j’en avais trouvé autant que de crocus, mais pas ceux pour faire du safran malheureusement, l’omelette aurait été plus parfumée. J’ai croisé des moutons mais pas de pieds-de-mouton, des poules mais pas de poule des bois, des bœufs mais pas de langue-de-bœuf. Je n’ai pas vu le loup ni de vesce de loup, heureusement pas croisée la mort mais pas non plus ses trompettes et encore moins Satan et son bolet. Mais il y avait des mouches et quelques amanites sensées les tuer, ainsi que des hypholomes, des agarics champêtres qui commençaient juste à sortir, dommage ces derniers étaient les seuls comestibles, et aussi le Chlorociboria qui colore le bois mort en bleu (et non ce n’est pas un gugusse qui se balade avec un marqueur ou de la peinture).

Mais comme on dit tout ça n’est que partie remise.

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